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Et si nous parlions de la mousse !
Depuis combien de temps sont-elles là ?
Présentes depuis 420 millions d’années sur terre et invisibles à l’œil du promeneur, les mousses sont omniprésentes dans notre quotidien. En forêt ou en ville, elles prolifèrent sur toute surface humide, si l’humain n’interfère pas dans le processus de pousse.
Appartenant à la famille des bryophytes *, elles se nourrissent d’eau, des rayons de soleil, de carbone et de sels minéraux.
* Bryophytes = Plantes ne possédant pas de véritables système vasculaire – absence de racines et de vaisseaux.
Fiche d’identité
La mousse est divisée en trois parties : les feuilles, la tige et les rhizoïdes. Elles existent dans une variété de couleurs et changent de forme selon le niveau d’hydratation. A ce jour, il existe plus de 1000 espèces en France, dont 14 sont protégées.
Les mousses poussent en milieu aquatique, sur différentes surfaces (béton, tronc, métal…), sur des substrats nus, pollués ou organiques (excréments).
En quoi sont-elles utiles ?
Elles ont une qualité de rétention de carbone et sont essentielles pour répondre aux enjeux environnementaux actuels: elles piègent le carbone, contribuent au cycle de l’eau, sont un écosystème pour les microorganismes, la faune, la flore, et une source de nourriture pour certains animaux.
Certains types de mousses sont utiles pour la confection de maisons, la perméabilisation des sols ou des toitures, la conservation d’aliments, le chauffage, la médecine, l’horticulture ou l’art.
La mousse et les espaces forestiers
Dans les espaces forestiers plus humides au sol tourbeux, il est également possible d’y trouver une mousse appelée la sphaigne. Cette dernière pousse dans l’eau, en milieu anaérobique, où les matières organiques se décomposent très lentement, formant de la tourbe.
Les forêts de Saint-Germain-en-Laye et de Marly ne sont pas composées de tourbières, mais il est possible de découvrir quelques endroits où la sphaigne peut proliférer, notamment en bordure de mares ou dans des fossés où l’eau est stagnante.
Une autre mousse davantage visible est le dicrane vert, présent sur les troncs des arbres.
Conseils pour l’observer
Prenez le temps d’observer ces mousses, dont les formes varient selon les espèces.
Pour en découvrir toute la richesse, une étude microscopique s’impose : une loupe ou un appareil photo vous révéleront leur incroyable diversité.
Helena Woods
Adhérente et étudiante en Master 2 de géographie à l’université de Caen